Voices Against Indifference Initiative

A Decade Inspired by Elie Wiesel

sponsored by

The Leon Levine Foundation

Sandra and Leon Levine


French Essay Contest

1st Place

 

Le Passé Vit Aujourd’hui

By: Jonathan Slaughter
Senior, Charlotte Country Day School

           

            Moi, je crois au pouvoir des idées. Souvent on sous-estime ce pouvoir parce que c’est implicite—les gens sont fréquemment influencés par les idéologies dont ils ne sont pas conscients. Une idée peut être le chemin a la liberté, la solution d’un grand problème, le commencement d’une guerre, la cause du génocide…ça c’est la raison pour laquelle c’est si important de comprendre les idées qui nous influencent. Il faut comprendre leurs racines et leurs implications. Et le meilleur moyen de faire ça, c’est avec l’éducation. Les problèmes de notre monde sont énormes, et c’est difficile de ne pas être découragé et de ne pas abandonner la poursuite de la justice. Mais si nous sommes tous éduques, et si nous voulons vraiment améliorer la condition humaine, nous aurons plus de succès avec le combat de l’injustice. Ca c’est la raison pour laquelle je veux être enseignant. Si la jeunesse comprend son histoire, elle sera plus déterminée à créer un meilleur avenir.

            Il y a plusieurs problèmes avec l’enseignement aujourd’hui. Souvent, les étudiants ne voient pas l’importance de leur éducation. Ils pensent que c’est important d’avoir des bonnes notes pour être admit à une bonne université, et ils pensent que c’est important d’étudier à l’université pour obtenir un bon travail. Ils ne considèrent pas l’éducation de soi-même comme quelque chose de valeur. Ça c’est la réalité d’une culture nationale (aux États-Unis) et internationale qui est de plus en plus matérialiste. On ne croit pas, de plus en plus, que l’éducation est nécessaire pour cultiver une bonne société démocratique.

            Je pense qu’il faut que l’histoire mondiale soit une matière plus importante à l’école, et il faut que les professeurs soient plus prudents avec leurs méthodes d’enseignement. Trop de gens considèrent l’histoire comme quelque chose d’être mémorisée—les dates des vies des rois, l’histoire militaire des guerres, etc. Si je deviens professeur, je voudrai que mes élèves comprennent que l’histoire est très subjective. L’histoire est toujours construite par ses écrivains; ce n’est jamais une réalité objective. Ça ne signifie pas que les événements de l’histoire ne sont pas vraiment passés, mais que l’histoire de ces événements n’est jamais complète ou Vraie. Ce n’est pas un concept facile pour la jeunesse, mais je crois que, en discutant de l’histoire, ça devient très évident.

            On dit souvent qu’il faut étudier l’histoire pour empêcher la répétition des injustices passées. Je crois que ça c’est une idée importante, mais c’est aussi un peu dangereuse. C’est facile de dire que les injustices de l’histoire, comme l’Holocauste, sont les produits des hommes mauvais; c’est facile de dire que nous avons besoin de combattre “le mal.” Mais si nous transformons nos ennemis en démon, nous risquerons de les combattre et de les tuer sans réflexion, sans avoir compris ce qui influence leur comportement. Par exemple, les hommes politiques parlent souvent des ‘Leçons de Munich’ en justifiant les actions internationales agressives. Il faut réaliser que les leçons de histoires sont construites aujourd’hui et qu’elles sont quelquefois corrompues.

            Ça c’est pourquoi, a mon avis, on a besoin de comprendre l’histoire et la culture. On a besoin de tolérer les différences et accepter la diversité du monde. Je ne voudrai pas enseigner l’histoire pour augmenter le patriotisme, mais pour créer la compréhension et la paix. Je ne veux pas que le passé soit oublié, et je veux que la coopération internationale grandisse. Et si, comme professeur, je peux inspirer quelques personnes d’avoir les mêmes sentiments, j’aurai du succès.